Plus les jours passaient, plus je commençais a devenir comme une maison dont les fondations sont minées par un cour d'eau. Au début, c'était un cour minuscule, discret, il léchait a peine les structures en ciment mais ensuite, avec le temps, il était devenu plus gros, plus impétueux, sa force avait transformé le ciment en sable; même si en apparence tout était encore debout, même si en apparence tout était normal, je savais que ce n'était pas vrai, qu'il suffirait d'une secousse, même minime pour que la facade & tout le reste s'écroule, pour qu'elle s'effondre comme un château de cartes.